Comme prévu ma boutique a réouvert ses portes. je ne suis pas encore totalement installé dans les murs mais les clients se faisaient pressants , et je n'ai pu retarder encore plus la reprise de mon activité.
En attendant je les reçois dans ma "chambre" aménagée pour l'occasion. Pour les consultants vraiment hors norme je bascule vers ma crypte, bien plus spacieuse et discrète, mais bien moins adaptée .

J'ai réactivé mon miroir . J'avais oublié a quel point regarder a travers est addictif. Presque autant que la télévision, mais en pire puisque je regarde vivre et mourir de vraies personnes, pas des acteurs.
Je n'ai pas résisté longtemps au plaisir d'aller voir ma chère et douce Lyssandre. Sa vie se déroule paisiblement, ses journées sont d'un terrible ennuis mais son naturel heureux et aimable transforme la moindre chose banale en petit évènement. Elle semble s'occuper des jeunes novices avec beaucoup de plaisir, je dirais même une certaine mièvrerie. Ou alors je suis devenu aigris, ou bien tresser des couronne de fleur n'est pas vraiment dans les attributions d'une Nonne . Même si elle est en place dans le couvent des Oubliées, j'aurais pensé qu'elle rencontrerai plus d'autorité, mais toutes les autres résidentes semblent hautement l'apprécier et ne trouvent a redire à son comportement enfantin.
Bien , du moment qu'elle est heureuse. Elle seule le mérite.
J'essaie de ne pas penser aux autres, surtout pas à la mienne. Mais... quand cette Lyssandre sourit, mon cœur se serre au souvenir de ma Lyssandre à moi, et son dernier sourire est toujours incrusté dans mon souvenir au fer rouge.
Je n'aurais pas du... je vais encore en rêver. J'en ai déjà mal...

Lyssandre, ma douce, ma tendre. Ton souvenir m'écorche vif.
Certains soir je crois sentir sous ma main la chaleur de ta peau, la douceur de ton cou. Mes doigts se serrent mais ne rencontrent que le vide encore une fois. Depuis tant d'années tu continus à me faire du mal.Je ne perds pas espoir, un jour je te retrouverai.

La mélancolie ne me va pas. Je me sens engourdis et froid en dedans, comme si un bloc de glace m'étreignait la poitrine.
Il faut que je vois Riku. Avec lui ça ira mieux. Il me parlera de choses et d'autres , et d'un sourire ma peine s'envolera.
J'aimerais qu'il se laisse approcher.

J'aimerais qu'il me laisse l'approcher.